jeudi, avril 26, 2007

Breakfast in America

Je ne sais pas s'il faut rire ou pleurer de ce vidéo.... mais je sais que c'est pas mal inquiétant.

samedi, avril 14, 2007

Sultans of Swing

Hier soir, nous avons loué l’émouvant film Swing Kids. On l’avait loué premièrement pour vérifier si nos cours nous avaient enseigné la bonne méthode et si les danseurs faisaient bien leurs step-step-rock step. Un autre parallèle m’est pas contre apparu.

Pour ceux qui ne le savent pas, Swing Kids est un film qui se passe à Hambourg, en 1939. Les Swing Kids sont une bande de jeunes qui se réfugient dans le swing pour marquer leurs protestations contre le régime Nazi et éviter de s’enroller dans les Jeunesses hitlériennes. Jusqu’à là, ça va bien. Mais quand deux gars de la bande sont forcés de joindre les rangs des JH, ils commencent à se faire laver le cerveau avec la propagande nazie. C’est dans cette propagande nazie que j’ai trouvé mon parallèle.

Il y a un certain monsieur qui, en 1933, s’est fait élire à la tête de l’Allemagne, surtout avec l’appui des « régions ». Il parlait « comme le vrai monde » et une fois élu, il allait s’attaquer aux « vrais problèmes du vrai monde ». Il promettait d’arrêter les « accommodements raisonnables » face à une certaine religion et préserver les traditions et le mode de vie allemands.

On sait tous qui est ce bonhomme et où ça a mener. Maintenant, remplacez 1933 par 2007 et l’Allemagne par le Québec et devinez de qui je parle. Avouez que ça donne à réfléchir…

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lundi, avril 02, 2007

Who Said It Would Last Forever


Hier s’ouvrait la troisième saison du Baseball Majeur sans les Expos. Je suis toujours à la recherche d’une équipe pour les remplacer. Je ne crois pas que ce soit possible. Par contre, je me console en voyant l’héritage que les Expos ont laissé au baseball. Après toutes les ventes de feu causées par le manque d’argent pour garder les vedettes, les Expos, plus que toute autre équipe, se devaient de développer leurs jeunes joueurs. Qu’on parle de Pedro Martinez, Vladimir Guerrero, Orlando Cabrera, Michael Barrett, Endy Chavez, Cliff Floyd, Carl Pavano, pour ne nommer que ceux là, ils font tous la pluie et le beau temps dans leurs équipes respectives. La seule chose triste c’est que ces joueurs n’aient pas connu leur pleine gloire dans notre ville.

Petite note sympathique : Endy Chavez a l’honneur d’avoir été le dernier retrait de l’histoire des Expos, le 3 octobre 2004, contre les Mets de New York au Shea Stadium. Il joue maintenant pour les Mets.

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mercredi, mars 28, 2007

Love don't come easy


Souvernainiste... même sous les palmiers!
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Même sur la plage, je rêve à mon pays. La biographie de René Lévesque m’accompagnait à tous les jours sur la plage. De même que mon merveilleux sac « Vert un Québec souverain, Équipe Elsie Lefebvre ». Plus je lis, plus je m’instruis, plus j’ai la conviction profonde que nos petits namis canadiens-anglais ne comprennent strictement rien à notre identité, à notre culture. Ils avouent volontiers qu’ils aiment le Québec « for that little something different », mais ils sont trop bouchés pour se rendre compte que c’est à cause de notre combat de tous les instants, pour préserver cette différence, ce français, cette pensée, qu’ils peuvent en bénéficier.

Sur cette même plage, j’ai eu cette discussion avec David, bon Québécois qui a dû déménager dans la belle cité de Mississauga pour avoir une promotion. Ses exemples abondent. Les francophones sont traités moins biens que les autres « minorités ». Et dire que nous sommes le peuple fondateur de ce plus beau pays du monde….

Tant pis.

En plus, je dois avoir manqué quelque chose de primordial lors de notre semaine au Mexique. Quand je pars, le 16 mars, tout va à peu près bien. Les péquistes sont confiants, le chef mène une bonne campagne, certains sites de prédictions les donnent gagnants… bref, rien qui ne laissait présager que le PQ allait dégringoler de la sorte. Au profit de l’ADQ en plus. J’ai de la difficulté à mettre mes sentiments en mots, mais cet article du Devoir résume assez bien ma pensée. À lire absolument.

Il va aussi sans dire que ma chère Elsie a été défaite par le méchant Libéral du comté. Encore une fois, à la Taverne Jarry, nous avons suivi l’évolution de la soirée en compagnie des péquistes du coin. Applaudissements soutenus quand les premiers résultats sont apparus à l’écran. Elsie était en avance…. De 8 votes! Mais la réalité nous a vite rattrapés. Stupeur quand la télévision a annoncé de Gerry Whatever avait gagné. Le silence était lourd pendant que la salle assimilait l’information. Puis les gros mots suivirent. La seule consolation de la soirée était de savoir de Jean Charest avait écopé du même sort… Puis le lendemain, on aurait cru rêver parce qu’il avait été élu finalement.

C’est avec émotion dans la voix qu’Elsie est venue nous remercier de notre soutient. Puis, selon la tradition, nous lui avons chanté « C’est à ton tour ». Moment assez surréaliste. Avant de quitter la sale, je n’ai pas manqué d’aller la saluer. C’est avec les larmes aux yeux qu’elle m’a remercié. Ma seule pensée alors : « Si je vous ai bien compris, vous êtes en train de me dire… À la prochaine fois ».

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mardi, mars 13, 2007

Your Magic is Working


Elsie et Viviane
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Je n’ai jamais été aussi proche de la politique. Ou plutôt, la politique n’a jamais été aussi proche que moi. J’ai la chance d’habiter dans un quartier dynamique, représenté par une députée tout aussi dynamique.

Cet après-midi en finissant de travailler, j’ai décidé d’aller visiter le local électoral d’Elsie Lefebvre. Toute une première fois. J’ai d’abord été frappé par l’activité qui y règne. Souvent, j’ai entendu les comparaisons à une ruche d’abeille. Et bien, ces comparaisons sont tout à fait vraies! À part la trentaine de bénévoles qui s’efforcent de « faire sortir le vote », on remarque les posters du chef, André Boisclair. J’ai aussi été agréablement surpris d’y voir un poster « vintage » du fondateur du Parti Québécois, René Lévesque. Il faut dire que Laurier était SA circonscription à ses débuts en politique.

J’ai profité de cette visite pour acheter ma carte de membre du Parti, d’acheter un magnifique sac écologique « Vert la souveraineté, équipe Elsie Lefebvre » et me prendre une belle pancarte à afficher fièrement dans ma fenêtre. À tout hasard, j’ai aussi demandé s’ils avaient quelque chose de prévu pour le débat des chefs de ce soir.
À ma grande surprise, ils se réunissaient à la taverne Jarry, juste au coin de ma rue. Alors au lieu d’écouter ça tout seul dans mon salon, je me suis joint à Elsie et son équipe.

Ce soir, j’ai réalisé qu’Elsie était beaucoup plus qu’un joli visage sur une pancarte verte. Elle est une vraie personne. Entourée de ses bénévoles, de quelques sourds habitués de la taverne, quelques partisans et Vivane Barbot, députée locale du Bloc québécois, elle a écouté son chef et ses adversaires avec nous tous. Je l’ai vu réagir, être d’accord, faire ses commentaires. Je me répête peut-être, mais encore une fois, cette expérience a été plus qu’enrichissante. Je réalise que la politique, c’est réel. C’est pas juste du monde qu’on voit à la télé ou dans les journaux. J'en ai quasiment oublié qu’elle, elle jouait ses quatre prochaines années.... J'espère sincèrement qu'on va la renvoyer à Québec pour les 4 prochaines années!!

Pour en revenir au débat des chefs, je ne voudrais surtout pas influencer votre vote! Mais disons que Charest avait l’air saoul ou sur les somnifères. Dumont, lui, on avait juste à le laisser parler et il se callait tout seul. Finalement, Boisclair avait beaucoup plus d’aplomb que j’avais imaginé et il a su imposer son rythme et indisposer ses adversaires.

Je crois que ce fut aussi le consensus dans la salle. Je ne peux pas dire que la salle était vraiment objective par contre :)

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dimanche, mars 11, 2007

Notre Québec

Wow. C'est assez quétaine que ça en est bon! C'est le thème du PQ pour la campagne courante!

Écoutez ça:

Il faut bien avouer que le riff de guitare est accrocheur!

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Something to believe in


Elsie
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Ce soir, nous sommes à l'Enchanteur, petit bistro de notre quartier. Ce soir, ce bistro est la scène d’un petit débat politique de quartier où tous les candidats ont été invités.

Ouin. Elsie est dans une classe à part. Dans ce petit debat, elle a été la seule représentante d'un des grands partis. Le libéral a décliné l'invitation. Madame ADQ s'est juste pas présentée. Ça n'a pas fait de débat fort ça. Le vert a fait le clown, pouvant dire n'importe quoi puisqu’il n’a aucune chance de gagner. Madame solidaire a approché le tout avec plus de sérieux, mais quand même. Elsie s'est retrouvée seule. Sans adversaire. Elle était manifestement bien préparée. Elle avait des questions pour la candidate de l'ADQ. Pas facile à poser quand l’autre n’est pas là. L’absence remarquée des candidats majeurs ont poussé notre député sortante à l’improvisation, essayant de poser des questions sur la souveraineté au vert. Ça non plus, ça n’a pas fait levé le débat puisque tous trois présents sont souverainistes. Wow. Merci ADQ et PLQ! Ce néant a permis à tout le monde de blâmer les libéraux à leur guise.

Elsie, en introduction a parlé de l'arrogance des Libéraux. L'absence du candidat le prouve bien. Peut-être que le fait que le débat se déroule dans Villeray, et non pas dans la partie immigrante du comté, Parc-Extension, a joué. Il n’avait peut-être rien à gagner. Les votes lui étant acquis de toute façon… C'est bien connu, les votes ethniques vont directement aux Libéraux. On en aura la preuve le 26 mars. Malgré toute la fougue, la passion et la "lucidité" d'Elsie, une trop grande partie de mon comté ne comprend pas la langue et vote simplement sans se poser de question. Monsieur libéral a bien raison de ne pas venir perdre son temps dans un petit débat devant 100 personnes. Il va gagner pareil.

J'aimerais tellement me tromper. Je suis vraiment fier d'être représenté par mademoiselle Lefebvre. Le 26, je ferai ce que j'ai à faire. J'espère que vous ferez de même.

Je prie pour que le dicton qui dit que les absents auront toujours tord se vérifie.

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samedi, mars 10, 2007

Shooting for the Moon


Mathieu et André Boisclair
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Quelle soirée enrichissante!

Comme vous avez pu le lire sur le blog de ma dulcinée, j’avais été invité ce soir à l’émission Madame, Monsieur, posez votre question à TVA. Je croyais bien avoir la chance de poser une question au chef du Parti Québécois, André Boisclair. Malheureusement pour vous, ma question n’était pas assez originale et c’est quelqu’un d’autre qui a eu l’honneur de la poser. Juste pour la postérité, ma question portait sur la nécessité d’engager le processus référendaire dans le climat politique actuel. Parce qu’il faut bien l’avouer… comme les Cowboys Fringants le chantent, le projet ne s’est super bien renouvelé. La réponse fût plus que satisfaisante. Je vais laisser le Chef l’expliquer lui-même (ici ou sur illico… merci convergence!)

Ce fût totalement impressionnant voir et rencontrer M. Boisclair en personne. Bien sûr, on a tous entendu les « préjugés » sur sa langue de bois, son ton qui semble hautain. Rien ne pourrait être plus loin de la réalité. À la suite de l’émission, il est resté discuter avec nous. Lui avec une bouteille d’eau, nous avec verres de vin. Lorsque les caméras ne sont pas braquées sur lui, on découvre un homme très, très accessible. Avec qui on peut discuter comme si on se connaissait depuis des années. L’envie nous prend quasiment de le tutoyer. On en oublie qu’il est le chef du Parti Québécois. On est capable de parler politique, de découvrir des idées, des directions tellement intéressantes. De son aveu, ce sont des idées qu’il ne pourrait jamais évoquer à la télé, pas parce qu’elles sont radicales ou dangereuses, mais disons qu’elles ne font pas l’unanimité dans son parti. Pour le moment. Oui, il est social-démocrate, mais oui, il incarne un renouveau dont le PQ a peut-être besoin et qui peut faire peur à l’establishment, à la vieille garde.

Parlant de vieille garde, l’animateur de la soirée était Claude Charron, ministre dans le gouvernement Lévesque et grand fan de baseball! Un autre qui n’a pas peur de parler quand les caméras ne roulent pas. On a eu droit à son imitation de Bernard Landry par les temps qui courent. Je lui ai aussi demandé s’il était encore membre du PQ. J’ai même osé lui demandé où il avait pris sa cravate, que je trouvais bien originale! Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de lui parler de mes défunts Expos.

Bref, une soirée de rêve! J’ai pu discuter politique avec André Boisclair. Il m’a réconcilié avec « la cause ». Il m’a épaté. Il s’est montré sur un jour plus naturel. J’espère que les électeurs verront la même chose. Moi, je vais faire de mon mieux pour Elsie dans Laurier-Dorion!

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dimanche, mars 04, 2007

Eye of the Tiger

Me voila assi en plein centre du Centre Bell. Dans une belle loge. La loge de Bell en plus. C'est assez impressionant! On a deux domestiques pour nous servir a boire et manger. On a des divans, la télé par satellite, une sale de bain, un garde robe. Je crois meme avoir apercu un microondres au cas où on aurait ammené notre lunch j'imagine. Le serveur semble payé au nombre de verres qu'il sert. Tous nos verres, coupes, bouteilles de bière sont pleins en permanence. Ah! C'est beau l'ambondance! Ah oui, on a aussi quelques sieges avec une vue imprenable du ring. Mais ca c'est secondaire.

L'abiance est macho. Les gars se tapochent, les filles aussi vêtues que les boxeurs dansent. Les spectateurs ont des longue-vues. Non pas pour mieux voir l'expression du mec qui reçoit un coup de poing sur la guelle, mais plutôt pour voir si la fille qui danse sur le cube à gauche est sur les hautes. Je me demande bien ce que fais ici.

Pis les combats.... je ne suis pas certain que ça vaille la peine d'en parler. C'est arrangé. Autant, sinon plus que la lutte. Au moins à la lutte, il y a une histoire. Ici, ce sont les boxeurs locaux qui se battent contre des jambons. Ils clament avec fierté que le p'tit gars de Terrebonne est invaincu! 7-0-0, 7 KO!! Wow! Une machine. Mais il se bat contre un vieux mexicain fini de 48 ans, 2-29-0, qu'ils ont trouvé dans le fond d'un taudis. Je peux bien croire qu'il est invaincu, le petit gars de Terrebonne, avec des adversaires de même. Toute la carte est de même, incluant le combat principal. Le gala est organisé par Interbox.... ça doit expliqué pourquoi aucun boxeur d'Interbox n'a reçu de coup de poing!

Au moins, les verres étaient remplis

New Sensation

Il paraît que je suis guitariste d'un groupe de métal amateur:


Mais, il n’était pas question de se laisser porter par la vague récente des toupets en plumeaux, du mascara et des manucures. Pétrick et Max, les membres fondateurs du groupe ont écouté leurs cœurs. C’est ainsi qu’ils furent menés tout droit vers un monde de virilité, de cuir et de denim.

vendredi, janvier 05, 2007

High School Confidential

Wow.... des confidences inédites. Aussi surprenant que ça puisse paraître, j'ai tellement rien à cacher ici que j'ai déjà tout écrit, sauf peut-être quelques petites futilités que voici:

1. J'ai été le Père Noël au party de Noël La Senza cette année. Oui, oui, j'ai même les preuves!

2. Quand on était petits, mon petit frère recevait des cadeaux à ma fête pour ne pas qu'il fasse de crises.

3. Quand je travaillais chez Vidétron, j'ai déjà mangé du St-Hubert à tous les midis pendant quelques mois.

4. Ça m'a pris 3 ans faire mon Cégep et 5 ans pour avoir mon Bac.

5. J'ai un profile sur Réseau Contact!

Si jamais je trouve des futilités plus intéressantes, je vous laisse savoir :)

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mercredi, janvier 03, 2007

When you're gone

J'allume la petite lumière verte qui illumine le clavier de mon laptop. Je me commande une deuxième bière. Je décide que je reprends vie.

Étais-je mort sans m'en rendre compte? Un peu peut-être. Ces semaines passées loin de l'écriture, je ne les ai quand même pas chômées. Je les ai plutôt vécues sans trop y penser.

Peut-être était-ce ce laisser-aller que je redoutais tant. Peut-être le systême est-il en train de m'avaler? Je n'ai pas joué au hockey cet automne. Je n'ai pas pris de cours de danse non plus. Qu'ai-je fait? Joué au Wii, redécouvert les jeux de Gamecube que j'ai manqué, rattrapé les 5 saisons de 24. Toutes des activités très louables, mais toutes des activités qui font qu'on reste assis sur son cul dans son salon. Des activitées qui font en sorte que le monde extérieur existe et qu'il renferme quelques merveilles encore inexplorées.

Mais là, ça repart. Je crois. Les cours de swing débutent la semaine prochaine, le hockey la semaine suivante, le clavier immédiatement. J'ai envoyé ce soir quelques emails pour signaler au monde que je suis toujours vivants. Que j'adore encore faire un fou de moi au Café Campus.

Je crois sincérement que je manque légèrement d'équilibre. Quand je pars sur quelque chose, je pars d'aplomb. C'est excessif, mais bon. Il y a 2 ans, j'étais gros et gamer invétéré. L'année passée, j'étais maigre et nightliver intense. Qui sait ce que je serai cette année!

L'année est jeune, je tâcherai de m'améliorer. Il y a quand même le dicton qui dit "Chasser le naturel et il revient au galop."

On verra...

On verra.

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mardi, novembre 14, 2006

La Traviata

Bien voilà. Nous nous sommes réconcillés avec l’opéra. Ce ne fût pas chose facile, laissez moi vous dire!! Je l’ai initiée à l’opéra l’année passée avec une représentation très somnifère de La Clémence de Titus… ou était-ce L’étoile? Je me m’en rappelle plus, mais mettons que ça n’a pas fait bonne impression.

De mon côté, j’adore aller à l’opéra. Taper du pied sur le classique, suivre les intrigues où tout est blanc ou noir, sans demi-mesure. Le gars est soit follement amoureux depuis le premier coup d’œil 3 ans plus tôt, ou bien totalement détestable et manigance l’empoisement de la famille de sa maîtresse pour pouvoir toucher l’héritage. L’héroïne, de son côté, est soit follement amoureuse d’un amour impossible, ou encore caché, ou encore de son père. C’est très très bon pour les repères en tout cas. Ça donne une vision claire sur le monde, montre au grand jour les caricatures des personnages de qui nous sommes constitués.

C’est aussi un excellent antidote à notre société où tout doit bouger à un rythme fou. À l’opéra, on prend le temps de dire les choses. On a pas peur de prendre 10 minutes pour chanter ce qui se résume en 4 mots. La fille est malade. Elle n’a qu’à être couchée dans son lit pour qu’on comprenne. Et bien au yâbe les dépenses. On met 10 choriste sur scène, un orchestre, une soloiste et des dizaines de vers chantés pour faire passer le message aux spectateurs.. pour traduire l’émotion et le désaroi. Quand les notes des intruments se fondent avec les notes des voix, on comprend tout, même si c’est en italien ou en allemand. On a des frissons et on comprend, même si les personnages datent du 18e ou 19e siècle.

Bien sûr, quand on connaît quelques refrains et que l’interprête a une voix nuancée et puissante, l’expérience n’en est que décuplée.

Bref, hier avec La Traviata, l’opéra est redevenue mon amie. Je regarde les billets pour Don Giovanni et j’ai déjà hâte.

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vendredi, octobre 13, 2006

Les Bo-Bos

Des fois, c'est bien de ne pas être trop marginal, de ne pas trop se compliquer la vie, ne pas chercher trop à être différent, à épater à tout prix.

Des fois c'est bien de ne pas chercher à être trop parfait. De juste prendre un break.

Des fois, c'est bien de ne pas aller dans un nouveau restaurant unique. Des fois c'est bien de ne pas aller voir un film de répertoire.

Des fois c'est bien d'aller dans une tentative de restaurant cool qui fait partie d'une chaîne et d'aller voir le film qui est en tête du box-office.

Voilà, c'est vendredi, je prends un break de la vie "bohémienne", de bo-bo. Je vis un vendredi soir main-stream.

J'ammène ma blonde chez Casey's pis on va au cinéma Guzzo après. Au Marché Central en plus!!!!!

lundi, août 21, 2006

Mr. Jones


Roxane a été très rapide à écrire sur notre voyage. Elle a des vidéos, des photos, des impressions, des histoires.

Moi, ce que j'ai, ce sont des souvenirs. Des souvenirs indelibiles d'une semaine complète passée à ses côtés. Aucun accrochage à signaler, seulement que des journées remplies de bonheur, d'actions, d'intensité, de découvertes.